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1. Si je passe en bio, ça va changer quoi ?

Le plus important, c’est avant tout de savoir d’où on part pour pouvoir évaluer ce qui va changer et quelles sont vos motivations. Un diagnostic s’impose donc. Le Pôle Conversion Bio Picardie est là pour vous accompagner et faire avec vous cet état des lieux.

2. Est-ce que la conversion bio est techniquement faisable sur ma ferme ?

Lors de votre passage en agriculture biologique, vous vous approprierez progressivement les techniques, en mettant en place de nouvelles méthodes de travail, en accroissant l’autonomie de votre ferme, et en intégrant certaines exigences de la nature. Des formations sont proposées régionalement pour vous permettre de mieux maîtriser ces techniques. Grâce au réseau des producteurs bio de votre région, vous pouvez aussi profiter de leurs expériences et de leurs savoir-faire. Venez visiter leurs exploitations ! Des portes ouvertes sont régulièrement organisées.

3. J’ai une grande exploitation : est-ce que la bio est possible dans mon cas ?

Ce n’est pas la taille de la ferme qui pose problème en soi. L’importance, c’est la cohérence. Un projet de conversion à la bio – quelle que soit la taille de la ferme – nécessite du temps de préparation et de réflexion. Pour passer en bio, il est parfois prudent pour une grande exploitation de prendre plus de temps et d’envisager une conversion progressive. C’est souvent le cas en Picardie.

4. Il parait qu’il y a un cahier des charges en bio : où trouver cette réglementation ? Comment s’y référer ?

L’agriculture biologique est un mode de production qui repose sur un cahier des charges qui peut se résumer en quelques mots, pas de produits chimiques de synthèse, pas d’OGM… Depuis le 1er janvier 2009, le cahier des charges s’harmonise en Europe, avec l’application d’un nouveau logo, dont l’usage est devenu obligatoire depuis le 1er juillet 2010. En Picardie, vous pouvez consulter les fiches réglementaires disponibles auprès de l’ABP ou des Chambres d’agriculture.

5. Techniquement, comment vais-je faire pour le désherbage et la gestion phytosanitaire de mes cultures ?

Les techniques de l’agriculture biologique font appel aux principes de l’agronomie. Ce n’est pas parce qu’on n’utilise pas de produits chimiques de synthèse que l’on n’a pas de solutions ! Mais en bio, le premier objectif est toujours de privilégier les méthodes préventives. Ainsi, en allongeant ses rotations et en diversifiant ses assolements, les risques d’envahissement par les adventices et les maladies sur les cultures sont limités. Ensuite, des techniques d’intervention existent : faux-semis, désherbage mécanique, associations de cultures…

6. Et si mes vaches sont malades, comment je fais pour les soigner ?

Tout d’abord, il faut savoir que les élevages en conversion ou en bio n’ont pas plus de problèmes sanitaires que les élevages conventionnels ! De nombreux suivis de fermes réalisés au sein du réseau géré par l’Institut de l’Elevage le montrent. En élevage biologique, les maîtres mots sont observation et prévention. Afin d’éviter les problèmes, les rythmes de production sont respectés, l’alimentation adaptée. Et si les niveaux de production sont moindres, les animaux ont moins de risques d’être malades ; les coûts de production sont alors moindres aussi, et la marge reste donc bien au rendez-vous. De plus, les médecines vétérinaires alternatives existent également (comme que l’homéopathie ou la phytothérapie) et montrent leur efficacité sur le terrain.

7. Si je passe en bio, est-ce que je vais voir baisser mes rendements ?

Tout dépend de là où l’on part ! Les meilleurs résultats techniques et économiques sont observés dans les parcelles les plus fertiles. En bio, il est important de rester cohérent entre les productions que l’on envisage, les conditions dans lesquelles on se propose de les conduire et le potentiel agronomique de ses sols. De plus, ne jamais oublier qu’une diminution de rendement ne veut pas systématiquement dire une diminution de marge ! il est très important de réfléchir en terme de valorisation des produits et non pas seulement de niveau de rendement maximum .

8. Passer en bio, ça m’a l’air compliqué ! Comment je m’y prends ?

Le passage en bio n’est pas compliqué en soi, c’est une période riche de réflexion et de rencontres avec différents acteurs. Au sein du Pôle Conversion Bio, les conseillers spécialisés sont là pour vous accompagner tout au long de votre parcours (avant, pendant et après votre conversion à la bio). Le plus important, c’est surtout de s’y prendre suffisamment à l’avance pour avoir le temps de tout faire dans de bonnes conditions, depuis le diagnostic initial, en passant par la construction du projet (technique et économique), le montage administratif (aides « conversion » prévues dans le cadre de la PAC), jusqu’à votre engagement en bio. Le parcours est bien balisé et les étapes sont bien identifiées !

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